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9. oct., 2015

Tel le Torrent roulant son écume,
Se taillant un passage, ... "de toute façon",
Et s'apaisant dans sa vallée...
Tel le Volcan déversant son trop plein d'énergie,
En de superbes et dévorantes gerbes,
Dans un bouillonnement primaire
Et s'en retournant au calme...
Tel l'Océan, avançant et reculant,
Polissant et repolissant ses galets,
Et revenant toujours, immuable...
Et toi, Montagne majestueuse,
Immense, respectueuse, protectrice et rassurante,
Nature dégoulinante de couleurs et de vie.

Chère Terre !
Terre Mère, Mère de mes ancêtres,
Tu es vivante et rayonnante sous mes pieds.

J'aime la douceur de tes matins brumeux,
Prometteurs d'une belle journée,
Les perles de rosée sur les fils de l'araignée,
Le chien et le chat m'accompagnant dans cette redécouverte,
Les oiseaux se réveillant... tout doucement...

Intérieur, pensées, retour à l'essentiel, à soi, à la terre,
Respect de toute chose et de la vie, font de ma création le fil conducteur,
Reliant la terre sous mes pieds ...,
Essentielle,
En un POT, simplement POT,
Par l'eau, le feu et la couleur.

Mes chères poteries,
Plutôt que "tourmentées" ou "de caractère",
Mouvantes, remplies d'une belle âme je vous préfère,
Et tout simplement vous dire MERCI,
Je vous aime.





écrit par Monique DEGUILHEM (MONI)
6. juil., 2015

Je suis femme du monde et l'Afrique m'enfante chaque matin, j'ai la tradition féconde et les enfants portent mon eau

La brûlure est ma porte et mon sang devient un fleuve ! les soupirs engourdis de souffrances nombreuses ont porté jusqu'à vous, enfant de l'éducation, l'écho d'innombrables douleurs.

Blanc de n'avoir pas de couleurs aimables,
le fade et la stérilité portent les structures d'une plèbe fétide aux contours méprisables.

Vos bateaux sont de demain et arpentent les mers la cale pleine.
Pleine de cris enfoncés, pleine de regards égarés. Le bastingage grince et bascule, par son mouvement il donne à la mémoire des hommes les contours de la révolte.

Les mains océaniques ont donné aux frontières de l'Afrique les ondulations d'une mélopée dithyrambique et d'un discours sans oubli. Ce rêve mille fois partagé qu'une nation aurait pris sa liberté.

Blanc je le serai, je serai transparence et la couleur sera mon passé. Les couleurs auront enfin droit de se présenter ! les graffitis de la vie auront les tags de l'ignorance et je sais le combat qui attend les enfants du devenir.

Ils seront muscle ils seront porte ! ils seront ville et seront monde...
Et rien ne passera au delà des couleurs de l'imparable douceur voilée des femmes révélées.

La femme porte le voile au cœur et au cœur de la poussière les lionnes s'agrippent. Elles dévalent les plaines arides vers la proie qui les attire.
Elles sont folles de son goût !! sous la sueur elles déchireront les autres !

Ce voile est la douceur où se cache un cœur de lionne. Bientôt les autres en auront l'idée.
C'est par la femme que le monde est monde... Du fond des cales rousses au vif sanglot... Elle a jailli en plaine pour devenir bourreau.

L'Afrique aura porté le fauve au-delà des voiles qui emportent et laissent les hommes las et vides d'espoirs.

Je suis femme du monde ! Mon ventre rond pousse les portes ... Les sourires grippés sont un lointain délire.
Voilà ma paix elle est ma couche
Voici mon voile il est mon lit.

C'est mon regard qui est nouveau... Je ne vous connais plus ! car mes outils sont plus rapides et plus faciles...Je dessine mon pas d'une pensée légère et je bâtis mon toit d'une main céleste
Les grains seront frappés et la farine aura bon goût.

Je suis Afrique et je suis ton monde, dans ma main les abeilles se posent. Le miel des tilleuls, les baies d'acacia, les forêts, les vallées, le sucre de juin et le vin de septembre...

Je suis femme.

DENIS BOUFFARTIGUE